Nous passons beaucoup de temps à nous comparer aux autres ? Comment faire quand ça nous gâche la vie ? Les 4 clés pour arrêter.

Pour certaines personnes, elle révèle un manque d’estime du corps et de soi. 

L’estime de soi est le regard qu’une personne porte sur son corps et sa valeur personnelle. Mais, encore faut-il savoir en préserver l’équilibre car il est fragile et bouge au moindre jugement négatif.

Cette jeune femme de 31 ans n’est pas heureuse. Elle est rarement satisfaite de son physique. Elle n’aime pas ses cheveux, ses bras, son ventre et culpabilise lorsque le miroir affiche ses rondeurs.

Mécontente d’elle-même, elle se dévalorise et pense que si elle était comme les femmes minces de son entourage, elle serait tout simplement parfaite.   

Avec les “si” il est facile de mincir. En réalité, elle n’est pas la seule à rêver d’une autre silhouette.  

Lorsque notre image ne nous plaît pas, nous éprouvons tous un complexe d’infériorité et rentrons en comparaison avec nos congénères.

Nous observons leurs forces, constatons nos faiblesses et en déduisons que leur vie est meilleur que la nôtre.

La comparaison est naturelle

Alors qu’il est normal de se comparer, c’est un réflexe naturel.

L’être humain a besoin de savoir personnellement ce qu’il vaut vraiment.

Alors il éprouve et vérifie sa valeur en se comparant aux autres qui font office de miroir.

Cela commence dès l’enfance. D’abord on se compare à ce que l’on sait faire pour évaluer nos forces et nos faiblesses.

Puis, aux autres pour mesurer ce que l’on réussit à faire de façon à nous situer et mieux cerner notre place dans la vie.

La comparaison n’a pas toujours raison

Lorsque la comparaison est positive elle nous stimule et nous encourage.

On ressent du bonheur et on en redemande.

Par exemple, en câlinothérapie « les gros bras » sont synonymes d’étreintes généreuses de tendresse.

Et quand on fait de la musculation « les biscotos » procurent de la fierté et peuvent évoquer aux yeux de certaines personnes le mythe de la force tranquille.

Il y a le cas aussi où lorsque l’on veut ressembler à un mentor inspirant se comparer à lui nous influence positivement. 

Mais, lorsque la comparaison est négative elle devient empoisonnante pour l’image de soi. Elle fausse et réduit notre perception de la réalité.

Le problème n’est pas la morphologie de notre corps.

Toutes les femmes trouvent qu’elles ont trop ou pas assez de formes ou presque.

Et, aucune ne fait ce qu’elle veut de son poids. Mais, lorgner sur nos voisines limite notre valeur à notre apparence.

Ce type de comparaison nous pousse à nous apitoyer sur notre sort.

Au lieu de continuer à discerner le vrai du faux nous tombons dans le jugement impitoyable de nous-même.

La comparaison fait naître un complexe

Nous tendons à croire que la vie est un bourreau dont nous sommes la victime.

Et laissons dépendre notre valeur du regard de l’autre.  

Souvent c’est parce qu’on aime les gens plus que nous.

Alors que l’équilibre est d’aimer son prochain comme soi-même.

 

Si vous êtes dans ce cas, il est possible que dans votre enfance vous ayez ressenti un traitement de faveur de la part de vos parents envers votre frère ou votre sœur qui par sa seule présence et ses actions captait toute leur attention.

Vous vous êtes senti invisible et avez pris la mauvaise habitude de vous mettre en comparaison pour compenser ce complexe.

Du coup, il vous arrive d’idéaliser ce qui vous manque par crainte d’être abandonné, d’envier la performance de vos collègues par crainte d’échouer, de jalouser le bon sens de vos amis par manque de confiance en vous.

A qui se comparer alors ?

La bonne nouvelle est que vous pouvez être en harmonie avec vous-même mais cela demande du changement.

Et le secret est de vous comparer à vous et seulement à vous.

Ma solution est bien celle-ci. 

Vous n’êtes pas juste un fruit dont après avoir extrait le jus on jette la peau ! 

Certes, votre corps ne vous plaît pas mais vous n’êtes pas plus ou moins que les autres.

En vrai vous êtes une pièce unique. La beauté et l’empathie ne sont que des aspects parmi d’autres de votre personne.

N’oubliez jamais que vous êtes un collector.

De ce fait, vous avez du talent, des traits de caractère et un corps qui vous est propre. Et comme tout le monde, le choix de le déprécier ou d’en prendre soin vous appartient. 

Pour cesser de vous voir comme un problème, arrêter de vous mettre en position de comparaison et de juge, cultiver votre richesse intérieure.

Il ne s’agit nullement d’être égocentrique et supérieur aux autres mais juste de s’accepter inconditionnellement.

Concrètement

1-Pour être en accord avec votre apparence

Une de mes patientes a perdu trois kilos en quinze jours sans régime. Juste en travaillant l’acceptation de son corps.

Ayez le courage et l’audace de vous regarder en face tel que vous êtes sans jugement de valeur. Au lieu de sans cesse vous représenter qui vous aimeriez être, préférer faire connaissance avec vous.

Je vous invite à faire un selfie de vous en maillot de bain (sans retoucher la foto comme pour les mannequins).

Installez-vous confortablement et posez-vous trois questions.

Qu’est-ce que je ressens en regardant la foto ? 

Qu’est ce que je préfère ? 

Quelle parole positive puisse-je me dire pour encourager ce que j’aime moins ?

Demandez-vous pourquoi êtes-vous si exigeant(e) avec votre corps alors qu’il est important de le respecter et de le protéger ?  

2-Pour être en accord avec sa personnalité.

Au lieu de vous excuser d’exister, rien de mieux que de commencer par apprivoiser sa propre valeur en mode introspection.

Deux questions à vous poser :

Quelle (s) qualité(s) avez-vous mobilisé lors de votre dernière victoire ?

Quelle  (s) facilité (s) votre entourage apprécie chez vous ? Le reconnaissez-vous ? 

Et maintenant, Faites-vous un compliment et remercier la vie pour qui vous êtes. 

3-Pour s’ouvrir au changement

Ces exercices sont efficaces seulement si vous les faites régulièrement.  

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