En cette période de fêtes de Noël et de nouvel an les occasions de prendre plaisir à manger ne manquent pas. Mais, l’on confond souvent la gourmandise avec la gloutonnerie. Quelle est la différence ? Comment mieux comprendre ces comportements alimentaires ?

Une jolie nappe, des assiettes bien présentées, une nourriture abondante qui met aux convives l’eau à la bouche tellement tout est bien assorti.

L’ambiance est festive et nos yeux pétillent lorsque la maîtresse de maison commence par nous tendre les beaux canapés.

Nous commençons alors par goûter les tartines de saumon, savourer les toasts de foie gras à l’apéro. Puis viennent les petites verrines de guacamole qui mettent en appétit, suivi du délicieux repas longuement élaboré et bien arrosé, dont elle nous ressert volontiers.

Le temps du repas s’allonge par les fruits, le fromage et le dessert de bûches alléchantes.

Nous n’avons plus faim. Mais, tout est tellement bon que laisser le surplus fait effet de sacrilège.

La plupart des fins gourmets pensent qu’il n’y a pas de mal à se faire du bien. Ils sont particulièrement friands de la bonne chère et cèdent à la gourmandise.

Avant toute chose, ils recherchent le plaisir du goût des saveurs et de la non privation alimentaire. Car, les gourmets n’aiment ni manquer, ni gaspiller.  

Dans ces circonstances agréables, ils n’ont aucune raison de tempérer leur frugalité.

Mais, même s’ils ont un bon coup de fourchette et que le choix à faire est ardu, ils sont capables de s’arrêter là.

Le véritable fin gourmet aime manger de tout mais ne finit pas tous les plats qui se présentent à lui. Il sait se modérer.

S’il n’y avait pas le problème de la prise de poids, la gourmandise serait considérée comme le pur émerveillement des papilles gustatives et non comme un péché.

Mais, comme elle peut nous faire manger sans faim, manger trop a des conséquences. Et, les hommes comme les femmes culpabilisent même si ces dernières sont les plus touchées.

 

Souvent confondue avec un autre comportement alimentaire avec lequel la frontière est ténue, la gourmandise n’est pas la gloutonnerie. Elle est l’excès de la gourmandise.

Manger goulûment ne concerne pas le gourmet mais le gourmand. Il ne prend pas le temps de déguster, il avale et ne fait que s’empiffrer. Le plus souvent cette façon de s’alimenter est qualifiée de « goinfrerie » et relève du ventre.

Le problème se pose quand il se sent pousser à manger en dehors des repas, régulièrement, sans faim et sans fin.

La gloutonnerie devient un piège incontrôlable. C’est plus fort que soi.

Elle peut se déclencher en cas de contrariétés quotidiennes et se manifester par la prise addictive d’un carré de chocolat dans le placard avant d’aller se coucher.

Et, lorsque le sommeil tarde à venir, une « fringale » peut se manifester. C’est comme un besoin irrépressible de consommer une grande quantité de nourriture salée, sucrée, grasse.

Ce qui impacte le corps par des kilos en trop, empêche de garder la ligne en cas de régime et reflète le plus souvent un mal-être.

Il est vrai que du plaisir gastronomique à l’excès de grignotage il n’y a qu’un pas. Ce n’est pas parce que l’on est gourmet que l’on risque de tomber dans la gloutonnerie.

Le gourmand mange avec avidité, à l’abri des regards, utilise la nourriture comme un passe-temps. Le but est de combler un vide.

Le gourmet est un épicurien qui aime partager de manière conviviale les plaisirs de la table.